L’opposition totale des riverains à toute venue d’aviation d’affaire et hélicoptères sur l’aérodrome des Milles

mercredi 2 novembre 2016
par  Dominique Lazarski

Les 1000 Décibels Association intercommunale apolitique de défense contre les nuisances sonores 8 Rue Ste Victoire 13320 Bouc Bel Air .

Deux raisons justifient - depuis 16 ans - notre opposition totale a toutes venues d’aviation d’affaires et hélicoptères sur l’aérodrome des milles.

Outre que cet aérodrome est enclavé autour de 51.000 riverains limitrophes et 50.000 autres sous-jacents ! :

  1. les risques d’accidents lies a l’augmentation de trafic par ces reacteurs et helicopteres.
  2. l’énorme aggravation des pollutions en pays d’Aix déjà très mal placé sur ce sujet.

Ces arrivées pourraient être directement liées à l’appel d’offre de DSP (Délégation de Service Public) lancée depuis Avril 2015 par la DGAC.

Le but de cette DSP serait le transfert de l’exploitation de l’aérodrome des Milles à une entreprise privée moyennant un loyer annuel.
Ce qui revient à dire, « recherche coute que coute d’une rentabilité financière par retour sur investissement » ! Ou autrement dit « lobbying fric ».

L’ayant compris depuis les années 2000, nos cinq associations :

1000 Décibels, AECV D’Eguilles, EVE de Ventabren, ADEQVP de Simiane et Les Grés Hauts d’Eguilles

Luttent depuis cette date contre ce projet à la fois dangereux, inutile et polluant.

En 2000, pour introduire discrètement ces activités sur Les Milles, la DGAC avait imaginé la mutation des Canadairs sur cet aérodrome « comme Cheval de Troie ». Aujourd’hui, grâce à notre totale opposition à ce projet les Canadairs sont mutés sur Nîmes Garons. (Encore que la seule vraie place qu’ils méritent soit Marignane.)

De 2003 à 2009 nous avons eu une pression constante pour nous mener à signer une charte, vide de tout encadrement effectif, mais dont le seul et unique but était de pouvoir « tranquilliser » les futurs repreneurs. Outre que nous ne l’avons pas signée, nous avons démontré – et créé une jurisprudence – qui confirmait que cette charte n’avait aucune valeur ni juridique ni normative !

Cette année, subitement on a voulu faire valider un nouveau Cheval de Troie : (Peut être complément nécessaire pour parfaire la DSP ?) Ce sont les vols de nuit exceptionnels (du moins pour l’instant) pour les Sapeurs Pompiers des BDR. Et cela sur un aérodrome qui n’en a plus depuis 40 ans, qui n’est pas équipé en ce sens et qui se trouve à moins de 20 km à vol direct de Marignane, qui est un grand aéroport fonctionnant jour et nuit et avec un arrêté de restriction sur les vols de nuit commerciaux qui le rendait totalement disponible !

Une nouvelle fois nous avons dû faire appel à la justice pour nous opposer à ce projet en application du PEB (Plan d’Exposition au Bruit) document officiel qui interdit tout vol de nuit de 22h à 6h du matin. La procédure est toujours en cours sur le fond comme en référé si besoin. Et nous nous préparons à sa poursuite si nécessaire.

N’oublions pas que ce projet de vols de réacteurs et hélicoptères sur Les Milles peut être comparé à une maladie incurable :
« Une fois le mal en place, aucun remède n’existe pour le supprimer »

Deux exemples ci-dessous confortent notre refus d’extension eu égard aux risques d’accident comme de l’insuffisance de prise en compte des pollutions générées par les réacteurs et autres hélicoptères.

  1. Avion à basse altitude à Nice : Grosse frayeur pour les Niçois. Samedi 27 août 2016, le survol à basse altitude d’un Boeing 737 de la compagnie Turkish Airlines a provoqué un grand émoi dans cette ville encore marquée par l’attentat terroriste du 14 juillet dernier sur la Promenade des Anglais. Il était un peu moins de 17h30 lorsque le vol TK1815 en provenance d’Istanbul s’apprêtait à atterrir comme chaque jour à l’aéroport international de Nice-Côte d’Azur. Mais à cause de leur approche manquée l’appareil s’est mis à survoler la ville à seulement 129 mètres d’altitude (425 pieds). Si l’incident n’a duré que quelques (longues) secondes, l’assourdissant bruit de l’avion a semé la panique chez les riverains niçois !
  2. Avec le transport maritime, l’aviation est un des deux seuls secteurs au monde qui ne soit pas soumis à un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Les États, qui s’empressent de ratifier l’Accord de Paris, auront l’occasion de remédier au problème lors de l’Assemblée générale de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) le 27 septembre 2016.

L’aviation civile représente plus de 3% des émissions mondiales de GES. Si rien n’est fait, ces émissions pourraient augmenter de 300 % à 700 % d’ici à 2050. Or moins de 10 % de la population mondiale prend l’avion.

Lors de la COP 21, les lobbies de l’aviation ont obtenu d’être exemptés, renvoyant le sujet devant l’OACI. Ce sont ainsi les ministres des transports, premiers relais des lobbys industriels, et non pas les ministres de l’environnement, qui se retrouvent en position de décideurs.

Le gouvernement français se doit de réintroduire ces réalités dans la COP 21 dont il est président.

Les 1000 Décibels.


Statistiques

Dernière mise à jour

mardi 21 novembre 2017

Publication

215 Articles
Aucun album photo
1 Brève
19 Sites Web
23 Auteurs

Visites

15 aujourd’hui
53 hier
56899 depuis le début
1 visiteur actuellement connecté