Signature du protocole de concertation

, par  Dominique Lazarski

Communiqué de presse

Les oubliés du Salon du Bourget ?....pas tout à fait…on l’espère.

L’aéronautique… Saint-Exupéry, Mermoz… les héros des temps anciens. Les avions, poétiquement désignés comme des oiseaux modernes, sont devenus des engins insupportables et même mortels pour les populations survolées à basse altitude. Mortels, non pas seulement lors d’accidents tragiques, mais simplement par le bruit et la pollution qu’ils émettent. L’impact des avions sur la santé des riverains a été démontré à maintes reprises par les universitaires et chercheurs du monde entier notamment dans le cadre l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS). Outre le bruit, qui est une source évidente de nuisances, les émissions polluantes sont beaucoup plus insidieuses puisqu’incolores et inodores et dont on ne peut en aucun cas se prémunir ni auxquelles on peut échapper.

Bruit (plus particulièrement le bruit nocturne) et pollution sont chacun séparément causes d’hypertension, d’accidents vasculaires cérébraux, d’infarctus du myocarde. Conjugués ils sont d’autant plus nocifs.

Voilà donc à quoi sont confrontés les riverains d’aéroports tous les jours.

Alors que l’on célèbre cette semaine l’aéronautique et le transport aérien au salon du Bourget, les riverains et plus généralement les populations survolées par les avions ne sont cette année peut-être pas oubliés puisque pour la première fois en France est constituée une plateforme d’échange et de concertation regroupant de la Direction des Services de la Navigation Aérienne, de la Fédération Nationale de l’Aviation Marchande, de l’Union des Aéroports Français, et de la fédération d’associations représentant les riverains d’aéroports : UFCNA.

Cette plateforme résulte d’un protocole d’accord entre les parties et suscite un espoir fantastique pour les riverains. Ces derniers ne sont pas naïfs et savent que leur situation ne sera pas réglée d’un coup de baquette magique. Cependant, les acteurs du secteur aérien reconnaissent et acceptent aujourd’hui d’inscrire les impacts environnementaux (dont font partie le bruit et la pollution) et la recherche de solutions, à leur agenda et d’intégrer les riverains à leurs réflexions.

L’UFCNA ne doute pas que les sujets de l’environnement étaient déjà l’une des préoccupations des transporteurs aériens et des gestionnaires d’aéroport, elle est heureuse aujourd’hui d’être reconnue comme l’un des acteurs ayant sa place dans la discussion, directement, sans l’intermédiaire de quelque organisme que ce soit, et que les populations survolées à basse altitude qu’elle représente soient prises au sérieux.